Partir en vacances
Le tourisme est la première industrie mondiale, mais à quel prix ? Il détruit l’environnement, bouleverse les équilibres économiques locaux, malmène les peuples et les cultures. Ce phénomène récent interroge aussi le rapport que l’on a à son lieu de vie, à son travail, à son existence. En effet, pourquoi partir ? N’est-il donc jamais possible de « prendre des vacances » chez soi ? Ces week-ends instantanés au bout du monde, ces paradis sauvages accessibles en rafting ou en raquettes et ces peuples sous les tropiques ne peuvent-ils pas être autre chose que des produits ?
Des loisirs plus doux sont possibles, en France comme à l’étranger, dans des lieux où le tourisme n’est pas une mono-activité, avec des gens qui ont choisi leur métier, qui partagent, qui s’interrogent, et avec lesquels on peut sortir de la consommation pour choisir la solidarité et la découverte.
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Des vacances aux couleurs de la nature !
Classiques ou insolites, les vacances sont l’occasion de faire une pause, recharger les batteries, faire le plein de découvertes et de souvenirs ! Tourisme de loisirs, de santé, sportif, patrimonial ou culturel, ce secteur économique se développe autour de thématiques nature et sous des dénominations variées : tourisme de nature, tourisme vert/rural, écotourisme, tourisme durable et solidaire… Ces formules doivent être encouragées, mais aussi encadrées afin de rester au maximum cohérentes avec les valeurs défendues. Pour cela, des labels ont été créés. Séjours en famille, escapades de week-end, randonnées entre amis, misez sur des formules alternatives et partez à la découverte près de chez vous ! Petit panorama non exhaustif…
Un petit verger dans la tête
A terme, Pampi souhaiterait se consacrer exclusivement à son projet agricole, ce qui impliquerait d’abandonner son travail à la communauté de communes. En plus des ânes et des randonnées, il envisage donc de valoriser ses terres et d’en faire son outil de travail et de production. Un projet qu’il mûrît dans sa tête depuis longtemps et qu’il prépare doucement.
L’ânier qui avait de la suite dans les idées
A Espelette, Panpi Olaizola, jeune basque engagé propose aux touristes de découvrir la montagne au rythme des ses ânes et lors de randonnées thématiques.
Envol en terre solidaire
Les touristes sont de plus en plus nombreux à voyager au-delà des frontières de leur pays. Ils étaient 924 millions en 2008. Et selon les chiffres de l’OMT (Organisation mondiale du tourisme), les touristes internationaux seront 1,6 milliard en 2020. Un nombre qui continue de progresser, et ce malgré la crise financière mondiale et le prix du carburant.Le tourisme est responsable de 7 à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre de l’économie mondiale. 90 % de ces émissions proviennent des transports (1).
La boussole du voyageur solidaire
Partir en excursion à la rencontre des habitants de la vallée du Zanskar, faire une randonnée dans la forêt tropicale brésilienne, ou un circuit en pays Dogon, les voyageurs, qu’ils soient solidaires, responsables ou écotouristes, ont l’embarras du choix en matière de destinations.
L’envol vert des goélands
à Saint-Jean-de-Luz, l’hôtel les Goélands propose à ses clients d’adopter un mode de vie respectueux de l’environnement pendant leur séjour. Une démarche engagée et pédagogique qui laisse présager l’avènement d’une nouvelle génération.
Accueil paysan : séjours à la ferme
Pour faire face aux difficultés rencontrées par les petites fermes, les 700 membres du réseau Accueil paysan ont fait le choix de coupler une activité agricole à une activité touristique. De leur côté, les vacanciers découvrent le monde rural par le biais de ceux qui le font vivre.
A la rencontre des villageois d’ailleurs
Après un stage à Quatre-Mâts développement, l’organisme pionnier dans la formation au commerce équitable, Marie Duhamel fonde, en 2003, l’association de tourisme solidaire Taddart – « village », en berbère. Avec Virginie Leblanc, elle monte, en 2005, à Paris, l’agence associative de tourisme solidaire et boutique de commerce équitable du même nom.
Randonner avec un âne
Le broc de café arbore une mignonne tête d’âne ; dans la salle de bain, le savon est au lait d’ânesse et, par la fenêtre du gîte douillet qui donne sur la cour de la ferme, on voit Popeye et Fidji qui attendent le bât. « Et on passe la croupière sous la queue », complète Géraldine, un œil sur le groupe. Jean-Pierre et Anne sont attentifs, mais pas surpris. C’est leur quatrième randonnée avec des ânes, et la troisième avec l’une des structures membres de la Fédération ânes et randonnées (Fnar). « Cela nous a permis de refaire de la marche, même avec les enfants. Tristan n’avait que 4 ans la première fois, mais, avec un âne, c’est passé tout seul », raconte Anne.
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