Partir en vacances
Le tourisme est la première industrie mondiale, mais à quel prix ? Il détruit l’environnement, bouleverse les équilibres économiques locaux, malmène les peuples et les cultures. Ce phénomène récent interroge aussi le rapport que l’on a à son lieu de vie, à son travail, à son existence. En effet, pourquoi partir ? N’est-il donc jamais possible de « prendre des vacances » chez soi ? Ces week-ends instantanés au bout du monde, ces paradis sauvages accessibles en rafting ou en raquettes et ces peuples sous les tropiques ne peuvent-ils pas être autre chose que des produits ?
Des loisirs plus doux sont possibles, en France comme à l’étranger, dans des lieux où le tourisme n’est pas une mono-activité, avec des gens qui ont choisi leur métier, qui partagent, qui s’interrogent, et avec lesquels on peut sortir de la consommation pour choisir la solidarité et la découverte.
Articles de cette rubrique
Ci-dessous plan de la rubrique
L’envol vert des goélands
à Saint-Jean-de-Luz, l’hôtel les Goélands propose à ses clients d’adopter un mode de vie respectueux de l’environnement pendant leur séjour. Une démarche engagée et pédagogique qui laisse présager l’avènement d’une nouvelle génération.
Accueil paysan : séjours à la ferme
Pour faire face aux difficultés rencontrées par les petites fermes, les 700 membres du réseau Accueil paysan ont fait le choix de coupler une activité agricole à une activité touristique. De leur côté, les vacanciers découvrent le monde rural par le biais de ceux qui le font vivre.
A la rencontre des villageois d’ailleurs
Après un stage à Quatre-Mâts développement, l’organisme pionnier dans la formation au commerce équitable, Marie Duhamel fonde, en 2003, l’association de tourisme solidaire Taddart – « village », en berbère. Avec Virginie Leblanc, elle monte, en 2005, à Paris, l’agence associative de tourisme solidaire et boutique de commerce équitable du même nom.
Randonner avec un âne
Le broc de café arbore une mignonne tête d’âne ; dans la salle de bain, le savon est au lait d’ânesse et, par la fenêtre du gîte douillet qui donne sur la cour de la ferme, on voit Popeye et Fidji qui attendent le bât. « Et on passe la croupière sous la queue », complète Géraldine, un œil sur le groupe. Jean-Pierre et Anne sont attentifs, mais pas surpris. C’est leur quatrième randonnée avec des ânes, et la troisième avec l’une des structures membres de la Fédération ânes et randonnées (Fnar). « Cela nous a permis de refaire de la marche, même avec les enfants. Tristan n’avait que 4 ans la première fois, mais, avec un âne, c’est passé tout seul », raconte Anne.
Sous rubriques