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Sommaire numéro 60

mardi 27 décembre 2011, par Webmaster

Le sommaire du numéro 60 - Janvier 2011

Avec la nouvelle formule de L’âge de faire, l’ancien logo « Savoir, Comprendre, Agir » devient le fil conducteur du journal.

- « Savoir » : 8 pages d’actualité plus ou moins « chaude » sur nos thèmes de prédilection : agriculture, santé, habitat, éducation, transport, environnement.

- « Comprendre » : 3 pages plus « approfondies » : un dossier, un décryptage, l’entretien avec un spécialiste…

- « Agir » : la partie la plus fournie du journal : fiches pratiques, veille militante, actions des collectivités, présentation d’initiatives concrètes…


ET SI ON RALENTISSAIT !


Energie et transports :

Les négociations internationales sur le réchauffement climatiques, à Durban, n’ont débouché sur rien du concret. Nous faisons le point sur les (modestes) avancées dans notre rubrique « sur le grill ». Dans « du grain à moudre », nous ouvrons le débat sur le marché carbone avec l’association les Amis de la Terre. Et tout au long du journal, nous présentons des groupes et des individus qui, chacun à leur manière, apportent des réponses au problème des des émissions de carbonique.


Quand les bateliers misent sur les circuits courts

Gros plan sur des projets qui remettent le transport fluvial au goût du jour.


Canal de l’Ourcq : les patates sont à quai !

Le projet Marché sur l’eau, qui a proposé aux Parisiens des produits locaux de Seine-et-Marne transportés par voie fluviale, a été plébiscité. L’association cherche un nouveau bateau pour redémarrer au printemps et livrer les 200 membres de l’association.
- Lire un extrait : Des fruits et légumes transportés par bateau sur le canal de l’Ourcq depuis les bords de la Marne jusqu’aux berges parisiennes… De mémoire de batelier, il y a longtemps qu’on n’avait pas vu ça. Du 10 août au 4 septembre derniers, le bateau de Marché sur l’eau a pourtant navigué de Claye-Souilly en Ile-de-France, jusqu’à la rotonde Stalingrad dans le XIXème arrondissement de Paris, soit une distance de 28 kilomètres sur le canal de l’Ourcq. A raison de deux voyages par semaine, le catamaran fluvial a transporté sept tonnes de fruits et légumes. Le choix d’utiliser ce canal pour le transport de marchandises n’est pas nouveau : construit en 1808 entre l’Ourcq et la Seine afin d’approvisionner Paris en eau potable, l’ouvrage a ensuite servi de voie de navigation pour transporter le bois, le charbon et les céréales jusqu’aux moulins de Pantin. Cette navigation marchande s’est interrompue vers la moitié du siècle dernier au profit du fret ferroviaire et le canal de l’Ourcq s’est réorienté vers la navigation de plaisance… à une exception près.


« Tout est à relancer dans le fluvial »

Bateliers depuis 2003, Florence et Stephan Lhopital cherchent à transporter des marchandises écologiques et équitables. Ils lancent un appel aux producteurs de céréales bio.

> Lire l’article en intégralité :

- Pour contacter Florence et Stephan Lhopital : cosma-fluvial.com - cosma394@live.fr - 06 89 35 91 91


Les mariniers sont là !

Depuis quinze ans, le réseau Remises à flot, qui regroupe plus de mille acheteurs, organise le transport de produits de qualité du sud de la France jusqu’à Paris. Une manière de défendre la batellerie artisanale.

- Lire un extrait : Les circuits courts n’avaient pas encore le vent en poupe quand une dizaine de personnes se sont lancées, en 1996, dans un défi un peu fou : faire transporter par bateau depuis le sud de la France, via les fleuves et les canaux, une sélection de produits qui seraient ensuite déchargés au gré des escales menant l’équipage jusqu’à Paris. A l’heure du transport routier où, sur le canal du Midi, la plupart des navires avaient déjà mis la clé sous la porte, il s’agissait vraiment de nager à contre-courant. « Le projet est d’abord né de la défense de la batellerie » explique Rémi, l’un des mariniers qui ont quitté Paris fin novembre en direction de Béziers. « Le groupe fondateur du réseau voulait prouver qu’il est possible de maintenir un transport fluvial artisanal en payant un équipage et les frais du bateau. » Il avait aussi à cœur de « démontrer que l’on peut fonctionner et s’organiser en échappant au contrôle permanent de l’Etat, et que l’on n’est pas obligé de subir la société capitaliste et de consommation ».


Fiches pratiques.

Un beau jour, Hervé Ribon a décidé de tout changer : abandonner sa voiture pour prendre le train et des chemins de traverse à vélo, réduire sa consommation d’énergie à la maison… Il nous livre son expérience, ses astuces et ses calculs.


Cycloville « fait partie du paysage urbain »

Dans notre rubrique « un an après », nous revenons sur cette entreprise de vélos-taxis basée à Lille


Des ânes à tout faire

Dans notre rubrique « ma petite entreprise », découverte d’Attelons-nous, un projet original qui utilise les animaux de trait pour répondre aux besoins de notre société contemporaine.

> Lire l’article en intégralité > 03 86 73 80 70 - www.attelonsnous.fr


Les liens pour aller plus loin sur les énergies et transports : > Marché sur l’eau • 116 av Simon Bolivar • 75019 Paris • 01 43 49 39 75 et 06 19 24 09 65 • contact@marchesurleau.commarchesurleau.com > Chambre nationale de la batellerie artisanale - 43 rue de la Brèche aux Loups - 75012 Paris - 01 43 15 96 96 - • cuba-transportfluvial.fr

> Apprenez la conduite économique : sociétés privées et sociétés d’assurance (Macif, Matmut, ...etc.) organisent des journées de formation pour acquérir les techniques qui permettent de réduire sa consommation de carburant.

> Louez un véhicule à un particulier : www.zylok.fr

> Trouvez des bons tuyaux sur le vélo avec les bénévoles des associations L3v

(http://lorraine.voie.verte.free.fr/) et Metz à Vélo (http://www.metzavelo.fr) et sur les forums www.velotaf.com

> Calculez vos économies d’énergie sur l’année grâce à la règle des équivalences : 1 litre de carburant génère environ 10 kWh d’énergie thermique, donc 1 kWh thermique (gaz) = 0,1 l de carburant. Si on produit de l’électricité à partir de chaleur (fioul, gaz) le rendement final est d’environ 30 %. Donc 1 kWh électrique = 0,3 l de carburant Pour calculer les équivalences : www.thermexcel.com/french/ressourc/energie.html


Notre-Dame-des-Landes, Larzac : quelles convergences ?

« C’est avec les nouveaux qu’on va gagner » La mobilisation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est aussi vieille que celle du Larzac. Longtemps réduite à une « opposition corporatiste paysanne », elle réunit aujourd’hui plus largement autour d’un « projet de société ». Reportage en ville, en forêt et dans les fermes.

- Lire un extrait : Au Liminbout, sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, Sylvie Thebault se prépare pour la traite du soir. Mais pour combien de temps encore ? Sa ferme est dans la zone de déclaration d’utilité publique pour la construction d’un aéroport dont Vinci a obtenu la concession. La zone compte 1 650 hectares de terres agricoles dédiées essentiellement à l’élevage de vaches laitières. Quatre communes du nord de Nantes, situées à une trentaine de kilomètres de la ville, sont concernées : Notre-Dame-des-Landes, Vigneux-de-Bretagne, Grand-Champ-des-Fontaines et Treillières. Sylvie et Marcel, son mari, ont repris en 1999 un élevage de trente têtes de Prim’Hostein. Après 12 ans d’activité, « Nous commençons à profiter du travail réalisé, nous avons tissé notre réseau de relations et on nous demande de partir ! C’est une déportation » s’indigne Sylvie. « Si encore, il y avait une réelle utilité publique, mais comme nous n’avons pas ce sentiment, nous allons nous battre jusqu’au bout ». En octobre, Sylvie est allée avec une quinzaine d’autres agriculteurs occuper une parcelle à Vigneux-de-Bretagne, pour s’opposer aux fouilles archéologiques préliminaires aux travaux de l’aéroport. Le 6 novembre, le tracteur de la ferme, conduit par Marcel, a pris place dans la Tracto-vélo pour porter la contestation jusqu’à la capitale.


"A Notre-Dame-des Landes, il y a plus de gens de l’extérieur "

L’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes s’inscrit dans le refus d’une société basée sur le gaspillage des ressources et l’artificialisation des terres agricoles, à l’image du plateau du Larzac. Entretien avec José Bové, élu d’Europe écologie-les Verts.


Larzac : « Les indignés de l’époque, c’était vous ! » Le film Tous au Larzac a fait resurgir l’histoire d’une lutte où la solidarité l’a emporté sur les divergences. Comment paysans du cru, néo ruraux et militants ont-ils réussi à bâtir un projet commun ?

- Lire un extrait : A l’époque, j’étais normal : je votais à droite et j’allais à la messe. Le bio, on ne savait même pas ce que c’était ! » Si vous aviez dit à Léon Maillé, il y a 40 ans, qu’il monterait les marches du festival de Cannes, qu’il manifesterait sur la croisette contre les gaz de schiste et, mieux encore, qu’il convertirait son exploitation en bio, il aurait ouvert de grands yeux : cet éleveur de brebis fait partie des « pur porc » du Larzac, par opposition aux néo ruraux. Lancée comme une boutade dans les années 70, l’expression est restée, même si elle ne veut plus dire grand-chose. Anciens ou nouveaux, « on est devenu une grande tribu » s’amuse Léon Maillé. C’est la force du mouvement du Larzac que d’avoir su fédérer des catholiques et des maoïstes, des objecteurs de conscience et des bergers traditionnels…


>Lire l’intégralité des témoignages des paysans interrogés


La métamorphose du causse

Gestion collective du foncier, diversification des productions agricoles, richesse de la vie sociale et mobilisations de toutes sortes… Trente ans après leur victoire, les paysans du Larzac « n’arrêtent pas ». Et préparent le terrain pour les générations suivantes.

- Lire un extrait : A entendre Marizette Tarlier, 79 ans, on croirait qu’elle en a vingt de moins. « Après la lutte, on ne voulait surtout pas rester dans notre coin sans bouger » explique l’agricultrice à la retraite. « Nous avons eu des contacts avec les Kanaks, la Palestine, il y a eu le démontage du Mac Do, on a fauché les OGM… On n’arrête pas et c’est passionnant. Ça empêche de vieillir ! » En quelques années, les paysans du Larzac sont passés d’un certain repli sur eux-mêmes à l’ouverture sur le monde. Leur mouvement a aussi accouché de nouvelles manières de travailler et de gérer leur territoire


Les liens pour aller plus loin > Tous au Larzac de Christian Rouaud, soutenu par l’Association française des cinémas d’art et d’essai Tél. 01 56 33 13 20 > Blog du film : http://blogpartenaire-larzac.blogs.liberation.fr/ > Le Larzac s’affiche, Solveig Letort, Seuil, 2011. > C’est quoi c’ tarmac ? Projet d’aéroport au nord de Nantes – Profits, mensonges et résistances, éditions No Pasaran, 168 pages, 10 euros, 2011.


A lire aussi dans le numéro 60 :

Un paysan se bat contre Monsanto

Intoxiqué par un herbicide vendu par le géant de l’agrochimie, il est le premier Français à porter plainte contre un fabricant de phytosanitaires et préside l’association Phyto-victimes. Récit d’une prise de conscience.


« On ne pouvait pas nourrir le monde en faisant mourir la terre »

Moissons, le documentaire d’Honorine Perino, nous permet de découvrir le parcours d’une famille de paysans convertis au bio et engagés dans la conservation des blés anciens.


D’abord artiste, ensuite handicapé

Des troupes de théâtres, groupes musicaux et festivals permettent à des personnes handicapées de se professionnaliser dans l’art et la culture. Sur scène ou en coulisses, le talent passe avant les différences.

- Lire un extrait : « Plus nous verrons de personnes handicapées dans d’autres situations que celles de la charité ou de la victimisation, plus vite notre subconscient fera automatiquement une mise à jour pour une nouvelle définition de la normalité. » Ce sont les mots de Deza Nguembock, initiatrice de l’exposition Esthétique et handicap, où sont photographiés des corps tordus et meurtris. Deza Nguembock a choisi de les montrer tels quels pour les rendre moins étranges, moins dérangeants et aussi pour en dégager beauté et harmonie. Elle-même handicapée, elle se souvient de son enfance au Cameroun où elle trouvait naturellement sa place, des tâches lui étant confiées « malgré tout ». Le décalage avec la France lui a semblé brutal. Olivier Couder, du théâtre du Cristal, partage le même avis. Il dirige une compagnie dont la moitié des effectifs est atteinte d’un handicap : « Le mépris, la pitié ou une certaine condescendance sont les sentiments les plus fréquemment exprimés pour ces personnes et leurs productions. Le milieu médico-social n’échappe pas toujours, loin s’en faut, à ces a priori. Pourtant, je suis étonné de constater combien une personne handicapée, sortie du contexte institutionnel où son comportement est fortement codé par les interactions avec son environnement, peut développer de nouvelles capacités relationnelles. » Le théâtre du Cristal permet justement à des personnes en situation de handicap, de pratiquer le théâtre en milieu ordinaire et de manière professionnelle.


Quand les enfants (re)découvrent la vie sans écran

Le Québécois Jacques Brodeur sera en France en février et mars prochains. Il propose des formations pour aider les jeunes à « décrocher » de la télé, d’internet et des jeux vidéo.

> Lire l’article en intégralité


Criirad : un grain de sable dans les rouages du nucléaire Fondée au lendemain de Tchernobyl, en 1986, l’association a acquis une crédibilité grâce à son laboratoire spécialisé dans la radioactivité. Très active au Japon, elle travaille aussi sur les déchets du nucléaire et les mesures à prendre en cas d’accident.


Rencontrez également dans le numéro 60 :

Les boitiers CD recyclés « en circuit court » ; Ramène ta pomme au pressoir ! ; Vandana Shiva fait la misère aux OGM ; L’Australie au régime dessalé, la campagne « Mon commerçant m’emballe durablement du Cniid ; marché carbone : à ce propos lire un article de l’économiste A.Karsenty ci-dessous »…


>un article de l’économiste A.Karsenty


Lisez l’édito, pour (re)garder la ligne

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